Tilleuil à grandes feuilles

Broad-leaved lime – Sommerlinde – Lind

Tilia platophyllos (Malvaceae)

Planté vers 1900
Grand tilleul centenaire
Fleurs de tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos)
Illustration botanique du tilleul à grandes feuilles

Pourquoi on l'aime

  • Pour ses feuilles en forme de cœur.
  • L'infusion de ses fleurs est délicieuse.
  • Bois idéal pour les sculpter.
  • « J'aime ce tilleul de Hollande, sa floraison nous embaume en juillet et nous donne la meilleure tisane » André Gayraux

Notes

  • Il y a deux types principaux de tilleuls en Europe : à petites feuilles cordata (12 arbres le long du chemin d'accès) et à grandes feuilles platyphyllos (grand arbre sur le parking Ouest).
  • Le tilleul est célèbre pour l'ombrage qu'il procure.
  • Traditionnellement, le tilleul fut le centre du village, lieu de danse et arbre de justice.
  • Dans les cartes à jouer, l'enseigne « pique » est inspirée par les feuilles du tilleul.
  • Le nom de la ville de Leipzig (et de nombreux autres villages) vient de « Linde ».
  • Les cordes étaient traditionnellement faites avec les fibres du tilleul.
  • Arbre sacré de Freya, la déesse germanique de l'amour et du bonheur.
  • Le tilleul joue un rôle décisif dans la légende de Siegfried.

David Teniers (1610–1690), Peasants Merry Making — Museo Nacional del Prado

https://www.kunstkopie.de/a/teniers-david/peasants-merry-making.html

Kein schöner Land — chant traditionnel allemand

Franz Schubert : Der Lindenbaum — Winterreise

Le Tilleul (Der Lindenbaum)

Il y a un tilleul à la fontaine devant la porte
Am Brunnen vor dem Tore da steht ein Lindenbaum

Je rêve de nombreux doux rêves dans son ombre
Ich träumt in seinem Schatten manchen süßen Traum

J'ai coupé beaucoup de mots chers dans son écorce
Ich schnitt in seine Rinde manches liebe Wort

J'ai toujours été attiré par lui dans la joie et le chagrin
Es zog in Freud und Leide ihm mich immer fort


Je dois errer devant lui aujourd'hui au cœur de la nuit
Ich mußt auch heute wandern vorbei in tiefer Nacht

J'ai fermé les yeux dans le noir
Da hab ich noch im Dunkeln die Augen zugemacht

Et ses branches bruissaient comme si elles m'appelaient
Und seine Zweige rauschten als riefen sie mir

Venez à moi, compagnon, vous trouverez ici votre repos
Komm her mir, Geselle, hier findst du deine Ruh


Les vents froids soufflaient sur mon visage
Die kalten Winde bliesen mir grad ins Angesicht

Le chapeau a volé de ma tête, je ne me suis pas retourné
Der Hut flog mir vom Kopfe ich wendete mich nicht

Maintenant je suis à quelques heures de cet endroit
Nun bin ich manche Stunde entfernt von diesem Ort

Et je l'entends toujours bruisser : tu y trouverais la paix
Und immer hör ich's rauschen : du fändest Ruhe dort

Wilhelm Müller (1794–1827) — Franz Schubert, Winterreise