Erable plane
Norway maple – Spitzahorn – Skogslönn
Acer platanoides (Sapindaceae)
Pourquoi on l'aime
- Beau feuillage en automne
- « Je l'aime pour son feuillage à 5 lobes denté grossièrement, proche du platane ; ses fruits en samares, utilisés en pince-nez dans ma jeunesse, et en avril ses fleurs jaunes en corymbe (comme une ombrelle) » André Gayraux
Notes
- Arbre de grande taille (20 à 30 mètres), fréquent dans les régions montagneuses d'Europe, ainsi qu'en Asie (Caucase, Iran et Afghanistan). Au Nord c'est un arbre de plaine, tandis que dans la moitié Sud de son aire c'est un arbre des zones montagneuses. On le rencontre jusqu'à une altitude de 1 500 m en France.
- Son nom commun lui vient de la forte ressemblance des feuilles avec celles du platane. Il est parfois appelé érable de Norvège, Iseron, Plane, Main découpée, Plaine ou Faux Sycomore.
- L'écorce est brune et présente de nombreuses crevasses longitudinales peu marquées. Ce caractère permet de le distinguer du sycomore dont l'écorce grisâtre se détache en larges plaques.
- Il est cultivé comme arbre d'ornement et beaucoup planté comme arbre d'alignement aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord. Il en existe de nombreuses variétés à feuilles décoratives, panachées ou plus ou moins profondément découpées.
- Une remarquable plante mellifère, recherchée par les abeilles, car il produit d'importantes quantités de nectar. Sa floraison printanière, qui se produit avant le débourrement des feuilles, a lieu un peu avant celle de l'érable sycomore.
Antoine Josse, Persévérance, 2021
https://www.artsper.com/us/contemporary-artworks/painting/1117926/perseverence
Arkadien (Faust II)
Alt Wälder sind's! Die Eiche starret mächtig, Und eigensinnig zackt sich Ast an Ast; Der Ahorn mild, von süssem Safte trächtig, Steigt rein empor und spielt mit seiner Last. Ce sont de vieilles forêts ! Le chêne se raidit puissamment, Et branche à branche déchiquetée obstinément ; L'érable est doux, avec sa sève sucrée, Grimpant vers le ciel, jouant avec son fardeau.
L'érable
L'érable au torse dur et fort, Ébrèche le fer qui l'assaille, Et, malgré mainte et mainte entaille, Résiste aux plus grands coups du Nord. L'hiver, dont le cours s'éternise, De givre et de neige a tissé Le linceul de l'arbre glacé. L'érable est mort ! hurle la bise. L'érable est mort ! clame au soleil Le chêne orgueilleux qui s'élance. L'érable prépare en silence Le triomphe de son réveil. Sous le velours âpre des mousses La blessure ancienne a guéri, Et la sève d'un tronc meurtri Éclate en glorieuses pousses. Des profondeurs d'un riche fond, L'arbre pousse ; il semble qu'il veuille Magnifier, de feuille en feuille, Le miracle d'un cœur fécond. Il n'a fallu qu'une heure chaude Pour que soudain, l'on vît fleurir, Sur les bourgeons, lents à s'ouvrir, La pourpre, l'or et l'émeraude. L'érable vit ! chante en son vol Tout le chœur des forêts en fête : L'érable, de la souche au faîte Frémit au chant du rossignol. Contre la bise et l'avalanche, Le roi majestueux des bois A pris, et reprendra cent fois, Sa victorieuse revanche. L'érable symbolise bien La surnaturelle endurance De cette âpre race de France Qui pousse en plein sol canadien : Robuste et féconde nourrice Dont le flanc, tant de fois blessé, Des rudes coups d'un fier passé Porte l'illustre cicatrice.